Projet :

Le pavillon sur l'île Seguin


Photographie: Louise Crawford & Stéphane Guéneau
Photographie: Louise Crawford & Stéphane Guéneau

Photographie: Man

Photographie: Louise Crawford & Stéphane Guéneau

Photographie: Man

Description :

Programme:
Ce pavillon d’information a été commandé par la ville de Boulogne et par la Saem « val de seine aménagement ».
Il expose et confronte le futur de l’île Seguin à son passé industriel.
La volonté du maître d’ouvrage était de faire un élément phare et emblématique dans un contexte de géographie urbaine et politique extrêmement fort. En effet, la présentation publique du projet d’aménagement de l’île Seguin de l’atelier Jean Nouvel a été salué comme un évènement par les médias.
L’espace d’exposition accueille un lieu de mémoire des anciens de l’usine Renault accompagné d’un historique de l’île Seguin, une salle de réunion, des bureaux et une galerie-vitrine dédiée à la firme au losange, qui a été mise en place en cours de projet. Une des exigences du bâtiment était sa capacité à être démon- table puisqu’il se situe sur une parcelle qui peut être vendue à tout moment.
Le travail de la scénographie s’est fait en collaboration avec les équipes d’Intégral Ruedi Baur et d’Altermuseo avec lesquelles nous avons entretenu une collaboration étroite et constructive. Toute la problématique de cette mission consistait en une réflexion globale regroupant les aspects budgétaires, technique, délai, urbain, contextuel, architectural et conceptuel.

Le site : un signaL urbain horizontalité / flottaison / cadrage / ombre
Hier, l’Ile Seguin était un bâtiment naval impressionnant par sa frontalité longue d’environ 1 km. Elle est accessible par ses deux rives mais l’entrée se fait principalement du côté du nouveau pont de Boulogne-Billancourt.
Aujourd’hui, le site est un plateau ouvert sur un horizon à 360° qui laisse passer le regard d‘une berge à l’autre. Pour quelques années encore, toute installation dans le parc devient donc, de part et d’autre de la seine, un point de mire.
La relation du projet avec le jardin est donc primordiale.
Le pavillon sur l’île Seguin est un signal fort sur ce site excep- tionnel, en pleine mutation.

PARTI ARCHITECTURAL Les containers
La spécificité du projet tient au fait qu’il est déplaçable. Nous sommes partis d’un élément standard recyclé pour aboutir sur un bâtiment unique.
Le Pavillon sur l’île Seguin est une structure démontable, composée de quinze containers, qui peut se déplacer à mesure qu’avance l’opération d’aménagement du site.
Ce bâtiment expérimental est le premier ERP (catégorie 5) constitué de containers en France, ce qui a amené à être confronté à divers attendus réglementaires qui n’avaient jusqu’alors pas de référent.
L’utilisation du « container maritime » est une solution permettant la modularité, la «démontabilité» et la mobilité nécessaires aux opérations de démontage-déplacement-montage du bâtiment.
Nous avons utilisé des containers high-cube (2.9m de haut) « premier voyage » provenant chargés de Chine de 40 et de 20 pieds (12 et 6m de long). Les dimensions sont adaptées pour le transport par camion et leurs coins Iso (cube aux angles) permettent de les soulever et de les liaisonner entre eux. De plus, leurs largeurs se sont parfaitement adaptées aux dimensions du jardin et de ses allées.
Le choix du container s’est imposé aussi par son identité maritime et fluviale en résonnance avec le site.
Le fait de transformer des containers répond au restaurant « les grandes tables » qui détourne l’utilisation des échafaudages de chantier et dont l’implantation est perpendiculaire au pavillon. Ces deux entités réinterprètent le registre du bâtiment éphémère.

Porte-à-faux
Le bardage du container maritime devait rester apparent afin de révéler sa plasticité graphique. Ainsi, nous avons pu évacuer la notion de « matériau de façade ». Autrement dit, toute vêture extérieure aurait remis en cause la pertinence de l’emploi du container, sachant qu’il existe d’autres systèmes modulaires se prêtant à la contrainte de démontabilité.
Le container ne pouvait, en aucun cas, suffire à lui seul au projet, à moins de penser qu’un empilement aisé de bungalows de chantier aurait fait l’affaire. Il fallait transcender le container dans ce rapport d’équilibre toujours difficile à obtenir, la relation du plus petit au plus grand et vice-versa.
Étant donné qu’à tout projet s’impose un contexte dont le projet est un révélateur, il nous a semblé que le concept abstrait de flottaison ou d’apesanteur était une réponse à notre situation.
C’est que nous avons fait en imposant des porte-à-faux au projet sur la quasi-totalité de sa périphérie. D’autant plus que ce dernier, par sa taille modeste, se laisse facilement appréhender dans ses dimensions comme un objet, telle une sculpture.

Maître d'ouvrage:

SAEM VAL DE SEINE AMENAGEMENT + RENAULT

Maître d'oeuvre:

MAN ARCHITECTURES

 

Christian Nancey / Dung Nguyen Manh

Scénographie:

INTEGRAL Ruedi Baur

BET:

MECOBAT

 
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